Etre initiée - Rejoindre la franc-maçonnerie féminine - Devenir Soeur
La franc-maçonnerie féminine est une voie initiatique qui s’adresse aux femmes en quête de sens, de connaissance et de transformation intérieure. Héritière de la tradition maçonnique universelle, elle inscrit son travail dans une démarche humaniste, symbolique et spirituelle, fondée sur la liberté de conscience, la sororité et la recherche de la vérité.Pas de dogme ni de croyance imposée, mais un chemin de réflexion et d’expérience. A travers le langage des symboles, le rituel et le travail en Loge, chaque Sœur est invitée à mieux se connaître, à interroger le monde qui l’entoure et à œuvrer pierre après pierre, à son propre perfectionnement et à celui de l’humanité.La franc-maçonnerie féminine offre un espace rare : un lieu de parole, d’écoute et de transmission où les différences s’enrichissent mutuellement, où la pensée critique se conjugue avec l’exigence éthique, où la dimension spirituelle de l’existence peut être explorée en toute liberté. Ancrée dans l’histoire mais résolument tournée vers l’avenir, elle permet aux femmes d’exercer pleinement leur responsabilité initiatique, intellectuelle et citoyenne. Elle invite chacune à devenir consciente de sa vie, de la société et du monde dans un esprit de fraternité universelle, vécue ici comme sororité.La franc-maçonnerie n’est ni une religion, ni un mouvement politique, ni une société secrète, ni une secte. Elle ne propose aucun dogme et n’impose aucune croyance.Rejoindre une société initiatique : quelles implications ?Une société initiatique est une organisation structurée qui propose à ses membres un parcours progressif de transformation personnelle fondé sur l’expérience, la transmission et la réflexion, plutôt que sur l’enseignement de doctrines ou de vérités imposées.L’initiation ne consiste pas à transmettre un savoir académique ou théorique, mais à faire vivre une expérience symbolique qui marque une étape dans le cheminement personnel. Cette expérience ouvre un processus de questionnement, de connaissance de soi et de connaissance du monde.Les sociétés initiatiques s’appuient généralement sur des rites de passages qui structurent les grandes étapes du parcours, un langage symbolique permettant une lecture plurielle et évolutive du réel, une transmission progressive respectant les rythmes et la maturité de chacun, un cadre collectif garantissant la continuité, la rigueur et l’éthique de la démarche.Une société initiatique n’impose aucune croyance et ne vise ni l’adhésion idéologique, ni l’uniformité de pensée. Elle invite chacune à construire son propre chemin dans un cadre partagé.Une société initiatique n’a pas vocation à soustraire ses membres du monde. Elle les accompagne au contraire à y agir de manière plus consciente, plus responsable et plus éclairée.Être initiée : quel but et quel sens ?L’initiée ne se définit pas par un statut social, un grade ou un titre, mais par une transformation intérieure effective. Elle n’est pas celle qui sait, mais celle qui est devenue. Est initiée, toute profane qui a été admise dans une Loge maçonnique et qui a vécu un rituel d’initiation. La conscience de l’initiée a une perception accrue de la complexité du réel, la capacité à dépasser les oppositions binaires, une éthique de la responsabilité.Rejoindre la franc-maçonnerie féminine et devenir une SœurToute femme qui fait le choix d’entrer en franc-maçonnerie devient une Sœur. Les hommes qui font la même démarche deviennent des Frères. La Fraternité représente une valeur universelle forte, initiée par la Révolution française avec sa devise « Liberté, Égalité, Fraternité ».Le terme de sororité, entendue comme solidarité consciente entre femmes et fondée sur une condition partagée et une visée d’émancipation, apparaît plus tardivement et son usage n’est explicité que dans les années 70. Avant, elle est vécue sans être nommée, et dès le Moyen-Âge, des formes historiques de communautés féminines autonomes se développent, comme les béguines.Alors que la fraternité s’est imposée comme une catégorie morale, religieuse et politique centrale en Occident (christianisme, révolution française, républicanisme), la sororité n’existe pas en tant que mot, même s’il dérive du latin soror. Sororité apparaît au XVIème siècle, et définit une communauté de femmes. Les Lumières proclament l’universalisme, et en même temps excluent les femmes de la citoyenneté, et naturalisent la dépendance féminine. Olympe de Gouges ou Madame de Staël esquissent une critique de cette exclusion, exclusion qui se retrouve en franc-maçonnerie, les Constitutions d’Anderson n’autorisant pas aux femmes leur accès à l’Ordre. Elles seront cantonnées à des Loges dites d’Adoption, supervisées par des hommes.Le XIXème siècle qui verra la naissance des association féminines, des mouvements abolitionnistes et des luttes pour l’éducation et le droit de vote, verra se développer une sororité dans le cadre de pratiques sociales. Il faudra attendre les années 70 et le slogan « Sisterhood is powerful » (Robin Morgan), pour que la sororité soit alors définie par une solidarité consciente entre les femmes, le refus de la compétition féminine produite par le patriarcat, la base d’une conscientisation et de l’action collective.Entrer en franc-maçonnerie, c’est choisir la Fraternité comme lien universel entre les Hommes.Entrer en franc-maçonnerie féminine, c’est y ajouter la dimension de sororité : une solidarité consciente entre les femmes, la défense des droits des femmes, de leur indépendance et leur autonomie, l’implication de cette dimension dans les relations entre femmes : soutien, reconnaissance, éthique.
Nos valeurs essentielles
Histoire — repères
Depuis sa fondation, la GLFS s’inscrit dans l’histoire vivante de la franc-maçonnerie féminine en Suisse. Des pionnières aux générations actuelles, notre histoire témoigne d’un chemin d’émancipation, de transmission et d’ouverture.
Découvrez les origines, les étapes marquantes et les perspectives qui nourrissent aujourd’hui notre engagement.
